Comment optimiser la conciliation médicamenteuse ?

Il existe plusieurs freins au déploiement de la démarche de conciliation médicamenteuse, tels que le manque de temps et d’outils adaptés. Découvrez comment les solutions numériques permettent d'optimiser cette démarche et selon quels critères les choisir.

Forme la plus aboutie d’exercer l’activité de pharmacie clinique, la démarche de conciliation médicamenteuse a pour but de sécuriser la prise en charge médicamenteuse du patient, cela à chaque étape de transition du parcours de soins.

Bien qu’indispensable à la sécurité du patient, cette démarche rencontre pourtant certains freins à son déploiement, notamment en France. Ces derniers concernent deux aspects intrinsèquement liés :

  • le manque de temps pour effectuer cette démarche de la part des professionnels de santé
  • le manque d’outils adaptés à une utilisation sur le terrain

    De nouvelles solutions numériques permettent aujourd’hui de lever ces freins et d’optimiser plus globalement cette démarche. Dans cet article, vous découvrirez selon quels critères clés choisir un outil de conciliation médicamenteuse permettant de fluidifier cette démarche au quotidien.
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Les points clés abordés concerneront ainsi :

  • la capacité d’un outil à rendre la démarche fiable et sécurisée
  • son ergonomie et fluidité d’utilisation
  • sa conformité réglementaire
  • son interopérabilité

Fiabilité et sécurité

L’un des premiers critères clés dans le choix d’un outil de conciliation médicamenteuse concerne sa capacité à rendre la démarche fiable et sécurisée.

En effet, afin d’optimiser cette démarche, un outil doit pouvoir être en mesure :

  • de rendre la saisie d’informations plus rapide
  • d'analyser rapidement les informations rentrées dans le logiciel

Pour remplir ces tâches, les modules d’un tel outil doivent être capables d'extraire des informations provenant de bases de données médicamenteuses fiables et actualisées.

LA BASE DE DONNÉES THÉRIAQUE

Aujourd’hui, plusieurs bases de données répondant à ces critères sont disponibles en France, dont Thériaque. Agréée par la Haute Autorité de Santé (HAS) depuis 2009, Thériaque est une base de données sur tous les médicaments disponibles en France. Développée et mise à jour par le Centre hospitalier d’Information sur le Médicament (CNHIM), cette base de données a été créée afin de permettre aux professionnels de santé d’accéder à de l’information indépendante et exhaustive sur les médicaments, qui peut être intégrée à des logiciels d’aide à la prescription.

La base de données Thériaque permet notamment d’accéder aux informations sur les vigilances liées au terrain clinique du patient ainsi qu’aux contre-indications : des éléments essentiels à toute démarche de conciliation médicamenteuse.

La base de données Thériaque répond aux critères d’exigences de la certification des logiciels d’aide à la prescription mise en place par la HAS, et possède le marquage CE.

DDI PREDICTOR

Ce module permet d’analyser les interactions pharmacocinétiques, ce qui permet aux médecins d’ajuster leurs prescriptions, et aux pharmaciens de proposer des adaptations de posologies.

Ergonomie et fluidité d’utilisation

La mise en place de nouveaux outils numériques au sein d’un établissement de santé peut parfois s’avérer contraignante pour les professionnels de santé. En effet, la prise en main de ces derniers nécessite souvent des formations ainsi qu’un temps d'adaptation de la part de ses utilisateurs. Ces contraintes peuvent aboutir à des réticences de la part des professionnels de santé, qui, par manque de temps, choisiront de se contenter des systèmes déjà mis en place et utilisés quotidiennement.

Chaque établissement établit son propre système de fonctionnement, selon les moyens disponibles, et la conciliation médicamenteuse est souvent réalisée à l'aide de tableurs excel ou papier.

Pour convaincre les établissements de santé du bénéfice d’un nouvel outil de conciliation médicamenteuse, ce dernier devra donc :

  • nécessiter peu de formation
  • être ergonomique, intuitif
  • permettre in fine de faciliter la démarche de conciliation médicamenteuse

C’est justement sur ces critères qu’un travail porté sur l’expérience utilisateur (UX, ou “user experience”) va pouvoir s’intégrer.

Penser un outil en tenant compte de l’UX design permet de :

Faciliter son utilisation au quotidien

Gagner en productivité

Limiter toute source de frustration ou d’incompréhension lors de son utilisation

L’UX design vise ainsi à prendre en compte les contraintes et usages des futurs utilisateurs, et permet de concevoir un outil/service à la fois agréable à utiliser tout en restant efficace.

L’ergonomie et la fluidité d’utilisation permettront ainsi aux professionnels de santé de consacrer plus de temps à leurs patients, mais aussi d’effectuer un plus grand nombre de conciliations médicamenteuses. Sur cet aspect, une collaboration entre éditeurs de logiciels et professionnels de santé est indispensable afin de répondre au mieux aux besoins de ces derniers.

La conformité réglementaire

Un dispositif médical (DM) est “un produit de santé spécifique, qui doit à la fois présenter une finalité médicale chez l’homme (diagnostic, prévention, contrôle, traitement ou atténuation d’une maladie ou d’un handicap, maîtrise de la conception) et un mode d’action principal qui n’est pas obtenu par des moyens pharmacologiques, immunologique ou par métabolisme, mais dont la fonction peut être assistée par de tels moyens” ¹

La réglementation relative aux dispositifs médicaux a connu de nombreuses évolutions depuis son implémentation en 1998. En effet, elle concerne un secteur marqué par une évolution rapide, notamment concernant les logiciels de santé.

Depuis le 26 Mai 2021, une nouvelle réglementation qui encadre la mise sur le marché de dispositifs médicaux est entrée en vigueur : il s’agit du règlement MDR 2017/745. Ce dernier implique des exigences relatives à la qualité et à la sécurité spécifiques aux logiciels médicaux, et renforce le niveau d’exigence pour l’obtention du marquage CE. En France, l’application de cette nouvelle réglementation européenne représente un enjeu majeur pour les entreprises ainsi que le système de santé.

Les dispositifs médicaux sont classés en fonction du niveau de risque lié à leur utilisation (classe I à III selon le risque).

Pour exemple, la Classe I (classe de risque la plus faible), s'applique notamment aux lunettes correctrices, aux véhicules pour personnes handicapées, ou encore aux béquilles.

  • Des solutions numériques facilitant la démarche de conciliation médicamenteuse vont être utilisées à minima pour prendre des décisions à des fins thérapeutiques ou diagnostiques. Et donc, celles-ci devraient avoir le statut de dispositif médical et répondre aux exigences relatives à ce statut.

L'interopérabilité

L’interopérabilité désigne la capacité des technologies et systèmes d’informations à communiquer et à partager des données de santé. Aujourd’hui, il existe plusieurs standards d’interopérabilité, dont le standard FHIR® (Fast Healthcare Interoperability Resources), qui est une référence en santé. Cette norme, développée par HealthLevel 7 International (HL7), est vue comme une solution essentielle au développement de l'interopérabilité dans le domaine de la santé. Les plus grandes technologies du monde ont accueilli cette norme, dont Microsoft (avec son API Azure pour FHIR®)

L'interopérabilité permet aux professionnels de santé :

  • d'avoir une vue unifiée du parcours de soins
  • de faciliter la prise de décision
  • de fluidifier la communication entre les différents services

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Depuis 2009, l’association Interop’Santé a pour but de promouvoir l’interopérabilité des systèmes d’information dans la santé. Rassemblant aujourd’hui plus de 150 adhérents, l’association regroupe plusieurs organisations qui œuvrent pour la standardisation des échanges informatiques dans le domaine de la santé, dont HL7 France.

Pour en savoir plus sur Interop’Santé : http://www.interopsante.org/

Si la capacité d'un outil à être interopérable s’avère être un avantage important, sa mise en place n’est pas toujours évidente, notamment du côté du système d’information en place. C’est pourquoi les équipes hospitalières choisiront souvent de travailler dans un premier temps avec un outil non connecté au système d’information hospitalier. Cette période de transition peut laisser le temps aux équipes d’être formées, et peut être mise à profit pour le développement des pratiques et du lien hôpital-ville.

Conclusion

Souvent chronophage ou peu optimisée, la démarche de conciliation médicamenteuse peut aujourd'hui être facilitée grâce à des solutions numériques innovantes et intuitives. Choisies selon des critères clés relatifs à la fiabilité des données utilisées, l’aspect ergonomique, la conformité réglementaire ainsi qu’à l’interopérabilité, ces solutions permettent de fluidifier le travail des professionnels de santé. Ainsi, ces derniers peuvent accorder plus de temps à leurs patients et réaliser un plus grand nombre de conciliations médicamenteuses au sein de leur établissement de santé.

Un outil répondant à ces critères a été développé par Synapse Medicine afin de sécuriser et fluidifier la démarche de conciliation médicamenteuse.

Pour en savoir plus sur cet outil, vous pouvez consulter notre livre blanc sur le sujet ainsi que notre page dédiée (ci-dessous).

Téléchargez notre livre blanc

“Conciliation médicamenteuse : la comprendre, l’implémenter et l’optimiser grâce aux solutions numériques”

Conciliation médicamenteuse

Découvrez l’outil de conciliation médicamenteuse de Synapse Medicine

Bibliographie

¹ Dossier de presse - Mars 2020 - Mise à jour Mai 2021 - “Dispositif médicaux - nouvelle réglementation” - Syndicat National de l'Industrie des Technologies Médicales - SNITEM)